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Quels changements ?

L'HPN au quotidien

Chaque patient est différent

Souffrir d’une HPN peut avoir des conséquences bien différentes sur la vie quotidienne en fonction de sa gravité.

Dans les formes moins graves, il est tout à fait possible de vivre une vie ordinaire. Cependant, lors des crises hémolytiques, la fatigue et la douleur qui en découlent peuvent être difficiles à vivre. Chez des patients souffrant d’une forme plus sévère, la qualité de vie peut être fortement altérée. En effet, ils ressentent une fatigue chronique pouvant les handicaper fortement dans leur vie professionnelle et personnelle. Il est alors important de trouver son propre rythme. C’est une nouvelle vie qui commence. Elle a ses difficultés mais aussi sa propre vitalité.

L’importance du traitement

Aujourd’hui les traitements permettent souvent de palier cette fatigue et de mener plus facilement sa vie. Ils permettent aussi de réduire le risque de thromboses et donc de vivre plus en sécurité. L’observance de son traitement est un des points clés pour pouvoir vivre sa vie en toute sérénité.

Adapter son temps de travail

La maladie peut nécessiter d’adapter son rythme professionnel ou scolaire, lors des transfusions par exemple. Sachez qu’il existe des statuts d’employé, permettant de concilier travail, repos ou temps dédié au traitement.

Partir en vacances

Le traitement de l’HPN peut nécessiter une hospitalisation ou un suivi hospitalier régulier. Avant de programmer vos vacances, vous pouvez donc en discuter avec votre médecin.

Voyager dans un pays de l'Union européenne

Il est possible de partir à l'étranger, lorsque l'on suit un traitement par eculizumab. Si vous devez vous rendre dans un pays de l'Union européene, en Islande, au Liechtenstein ou en Norvège, vous pouvez recevoir vos soins dans votre pays d'accueil sous certaines conditions. Il faut juste suivre la procédure à la lettre en s'y prenant plusieurs semaines à l'avance.
Vous trouverez ci-joint , sous la forme d'une affiche (Voyager avec une HPN), les démarches à effectuer.

Vivre seul

On peut vivre seul sa maladie. Mais alors il est essentiel de bien connaître les risques et les facteurs d’alarme qui permettent de la surveiller (effectuer des numérations sanguines régulières, prendre garde aux poussées de fièvre et aux signes hémolytiques, alerter les services hospitaliers compétents).

Avoir un enfant

Le désir de grossesse est une chose naturelle chez toute femme. Cependant, lorsque l’on souffre de l’HPN, être enceinte présente certains risques pour la maman et par conséquent pour le bébé. Il est donc recommandé d’en discuter avant avec votre médecin.

Il vous connaît et lui seul peut vous accompagner dans ce projet.

Rencontrer d’autres patients

L’expérience d’autres patients ou de leurs proches peut être une riche source d’informations autant que de réconfort. Les associations de patients vous permettent de rencontrer des personnes qui se sont posées les mêmes questions que vous.

 

L’aplasie médullaire au quotidien

Vivre au quotidien avec une maladie rare n’est pas une chose facile. En plus de la méconnaissance et de la possible incompréhension qu’elle engendre, l’aplasie est une maladie qualifiée d’indolente dont les effets sont souvent invisibles pour l’entourage, mais épuisants pour le patient.

L’aplasie médullaire impose des changements dans la vie quotidienne du patient et de sa famille. Ils doivent faire face à de nouvelles responsabilités dont les nombreuses consultations médicales, les soins, les nouvelles mesures d’hygiène et d’habitudes alimentaires….

En effet l’assiduité dans la prise de médicaments est très importante ainsi que le suivi médical. Le malade doit rester en contact avec son médecin et l’alerter au moindre signe laissant supposer une infection ou une rechute (fièvre, diarrhée, douleurs, …).

De nouvelles règles sont donc à adopter, qui concernent le patient mais également son entourage. Il s’agit essentiellement de questions d’hygiène (lavage de mains, éviter toute contamination par une personne malade, assurer un environnement propre,…) et de questions alimentaires (éviter de manger à l’extérieure, garantir une cuisson véritable des aliments,…).

La vie professionnelle est également perturbée, la fatigue extrême et la fragilité du patient conduisent souvent à un arrêt de travail, pas forcément définitif, mais souvent assez long. Un coût financier peut alors se faire ressentir.

Il est donc important que le malade bénéficie d’un véritable soutien psychologique pour l’aider à accepter sa maladie et éviter l’apparition d’anxiété voire de dépression. Ce soutien peut également être apporté aux proches pour améliorer la communication et la compréhension au sein de la famille.

En France, les assistants sociaux rattachés aux hôpitaux sont une aide précieuse, ils dispensent informations et aide aux patients et familles. Il ne faut pas hésiter à les contacter.

Les enfants…Envisager une grossesse peut être déconseillé au regard de la fragilité de la future maman et la nocivité des traitements pour le fœtus. Il est donc souhaitable dans discuter avec l’équipe médicale afin de mettre en place un traitement et un suivi adapté.

Les enfants souffrants d’aplasie médullaire sont souvent absents de l’école. Il faut alors envisager des formules d’enseignements à domicile afin que l’enfant ne prenne pas trop de retard.

L’aplasie médullaire est une maladie grave avec un fort retentissement sur la vie quotidienne, mais il faut garder à l’esprit que le retour à la vie normale est tout à fait possible après une greffe de moelle osseuse ou un traitement immunosuppresseur satisfaisant.

L’observance du traitement et un mental positif et fort, acceptant les moments difficiles au bénéfice d’un futur meilleur, sont la clé de la guérison.