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Quelle évolution?

Sans traitement, l’aplasie médullaire est imprévisible, mais les symptômes et la sévérité diffèrent d’un malade à l’autre.

Il arrive que les symptômes soient modérés et qu’une simple surveillance suffise. Le plus souvent, l’évolution se fait vers un état chronique où infections récidivantes et hémorragies de gravité variable se succèdent.

Ainsi, l’aplasie médullaire est responsable d’infections ou d’hémorragies pouvant mettre en péril le pronostic vital. Cependant, les récents progrès dans les traitements permettent d’améliorer nettement la longévité des patients.

D’autres maladies concomitantes à l’aplasie peuvent également se déclarer.

C’est le cas de l’hémoglobinurie paroxystique nocturne (HPN) qui apparaît chez 30 à 40 % des patients traités par immunosuppresseurs mais qui reste la plupart du temps asymptomatique.  L’aplasie peut également se transformer en myélodysplasie ou leucémie aiguë, mais celles-ci sont peu fréquentes.

Dans quelques cas cependant, une guérison (rémission) spontanée peut survenir, au bout de quelques années d’évolution.